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El misti: À la limite des 6000


Un trip très bien préparé

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El-Misti_Arequipa_PeruAprès avoir quitté Cusco pour Arequipa, deux choses attirent mon attention : Le Canyon de Colca et le volcan veillant sur Arequipa: El Misti.
Le jour suivant mon arrivée et après avoir trouvé une guesthouse peu cher mais de bonne qualité, je commence à réfléchir à ce dont j’aurai besoin de prendre avec moi pour que ce trip en solo soit sûr.

En effet, je me suis rendu compte que je n’avais pas besoin de trouver de compagnon pour commencer une activité physique Outdoor puisqu’il y a au moins une agence sportive faisant le même tour au même moment. Cette confiance me mit en danger de mort mais je vous dirai pourquoi plus tard.

Je vais au marché et commence à sélectionner toutes les choses avec le meilleur ratio poids/énergie que je puisse trouver :  600gr de fruits secs, poudre au 7 céréales, et un mélange de quinoa et blé soufflé. Cela fera l’affaire pour le petit déjeuner et manger en court de route. Aussi, je n’ai pas de brûleur avec moi. Cela signifie que je dois préparer deux gros repas (déjeuner et dîner) m’apportant des sucres lents, protéines et antioxydants. Je décide de me faire une grosse omelette avec des oignons, tomates, jus de citron vert et du riz à côté. C’est également une bonne idée de cuisiner maintenant car je ne trouverai pas d’eau sur le parcours pendant ces deux jours, donc cela me fera moins d’eau (gaspillée en vapeur) à transporter et donc moins de poids.

En fin de compte, il ne me reste plus qu’à me soucier du nombre de litres d’eau que je dois prendre avec moi. J’ai lu que 4L par jour était un minimum, mais je me connais et je ne bois pas autant, surtout durant l’hiver. A la place, je préfère porter moins de couches pour limiter la sudation et faits le choix d’emmener 3.5L avec moi pour deux jours. Je laisserai également tout ce qui n’est pas essentiel pour ce trip au El Misti à ma guesthouse. Ainsi, je n’ai que mon équipement pour me protéger pendant une nuit fraîche, deux jours éventuellement frais et pour manger et boire.

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Quelques difficultés pour quitter Arequipa

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Mon alarme était programmée pour 6:30 mais j’avais dit à la veille femme qu’il se pourrait que je me lève à 6:00, c’est donc à 5:50 qu’elle viendra naturellement me réveiller. Après petit déjeuner, je quitte les lieux et rejoins l’avenue principale pour trouver un moyen de transport bon marché…sans succès. Une heure et demie plus tard, après être arrivé à cours de solutions, je me résouds à prendre un taxi. On me déposera devant le portail marquant l’entrée à El Misti. Je passerai 10 bonnes minutes à papoter avec les Péruviennes vivants ici et leur apprend à compter jusqu’à 5 en Français avant de commencer à monter. Les 5km de piste étaient faciles et agréables et je commence le sentier à proprement parler souvent 1h30 après avoir quitté les femmes péruviennes.

Le sentier et relativement plat durant une bonne heure avant que la pente ne s’accentue de plus en plus. Physiquement, je ne ressens aucune difficulté. Toutefois il n’est pas toujours facile de trouver le sentier. Heureusement la végétation est basse. J’te passerai un groupe qui s’est presque rendu au cratère du El Misti mais qui n’a pas pu à cause de la glace. Lorsque je demande si il t à quelqu’un d’autre en haut, un des Français du groupe me confirme que je serai seul. Je suis à moitié content et à moitié angoissé par cette nouvelle. J’espère qu’un aie groupe me rejoindra! Au cours de mon ascension je remarque une bouteille d’eau à côté d’un rocher. Instinctivement je décide de la marquer avec un icône « cadeau » sur le parcours que je suis en train d’enregistrer r la trouver à mon retour si besoin. Avec seulement 3.5L , je risque d’en avoir besoin exactement à cet endroit.

J’atteinds le campement de Pyramde 3h45 (incluant les pauses) Après avoir commencé le sentier lorsque le guide touristique annonce…8heures !  Je monte rapidement ma tente sur les graviers avant d’être emprisonné dans les nuages jusqu’au lendemain matin. Je passerai 6 heures ennuyeuses à mourir sans pouvoir me divertir (je n’ai vraiment que le minimum avec moi!).

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Il plut et grêla légèrement par moment mais la tente résista. Lorsque je me réveille à 5h du matin, je constate du givre à l’intérieur de la tente. Je suis content que mon sac de couchage et mon matelas m’aient aussi bien protégé des températures négatives. Me changer reste le moment le plus difficile mais la transition des vêtements chauds à ceux froids n’est pas aussi terrible que ce à quoi je m’attendais. Après avoir pris mon petit-déjeuner gelé (pas de brûleur!), je prend le temps d’admirer le lever du jour sur les volcans enneigés et les nuages. Celui-ci est stupéfiant et jamais une photo ne saura en mesure de traduire ce que je vous. Le second t n’est toujours pas sec, je le rame donc avec le minimum de plus possible à l’extérieur de mon sac à dos. À 6 : 15, je part pour mon ascension vers El Misti!

Comment Orux Maps me sauva d’une situation à haut risque par trois fois

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Je me suis finalement adapté à l’altitude. Je monte avec une bonne vise moyenne jusqu’à commencer à sentir le souffre provenant du El Misti dès 4600m. J’ai oublié de le préciser mais El Misti est toujours un volcan actif dont la dernière éruption date de 1985. Je suis vraiment heureux de ne ressentir aucun maux de tête !  Le vivent souffle fort et plus je m’élève, plus il fait froid. Mes chaussures et veste Goretex font très bien leur travail tout comme mon pantalon de pluie et mes gants. Tout fonctionne parfaitement jusqu’à 5400m. A partir d’ici, je commence à me sentir déshydraté en raison de ma respiration accélérée due à l’altitude. Il me reste encore 1,5L avec moi, je décide de continuer. Le cratère est serment 300m plus haut. Toutefois quelque chose d’autre se produit rapidement après:  mon corps refuse d’ingérer tout type de nourriture ou de boire. C’est vraiment un problème. Pour réduire l’intensité de l’effort, je progresse plus lentement en prenant plus de pauses. Mais le parcours ascendant est de plus en plus raide, glacé et il n’y a plus de chemin. Jusque là je savec difficultés les empreintes de pas laissées par le groupe précédent mais il semble que personne ne soit allé plus haut que moi.

El-Misti_crater_Arequipa_Peru_WorldTour-OutdoorExperience10:15 :  je suis a5680m, je peux voir le cratère. J’ai seulement 20m de plus à faire mais c’est je dois passer sur une plaque de glace inclinée à 40° et c’est bien trop dangereux.
Je suis tout seul à près de 6000m entre glace et blocs de roches et mon corps est en train de perdre ses forces. J’ai également oublié de surveiller mon niveau d’eau et il ne me reste plus que 600ml pour faire 15km et perdre 2800m d’altitude. Maintenant il est temps de faire demi-tour et reposent. Chaque seconde est désormais importante pour atteindre une altitude plus basse afin de permettre à mon corps de manger et boire à nouveau avant de m’évanouir. Je pense également à appeler les secours en hélicoptère puisque je peux donner mes coordonnées GPS mais d’abord voyons comment je me débrouille en situation de survie.

Je comprends que descendre par là où je suis monté n’est pas la solution pour atteindre rapidement une altitude plus basse. Cependant j’ai un plan : je peux éviter la zone de rochers technique en citant en zig zag dans la pente de gravier à 40° située sur ma gauche lorsque je suis en-dessous de la zone de gèle. Une fois en bas, je peux couper sur la droite grâce à Orux Maps pour rejoindre le campement. Tour se déroule en une fraction de seconde dans ma tête. Je cours, je glisse et je je tombe à maintes reprises sans me faire mal dans le sol tendre. Je perds environ 800md’altitude en 15minutes et retrouve le campement en moins d’une heure (alors qu’il m’en a fallu 4 pour parvenir au cratère du El Misti…). C’est une bonne chose mais je ne suis pas encore tiré d’affaire. Mon corps refuse toujours de boire y manger. Je ne peux pas me reposer, je dois descendre davantage. Heureusement j’ai noté un regain d’énergie dans mes jambes qui peuvent maintenant me supporter.

Toutefois je dois faire face à une autre difficulté des 4400m:  un brouillard lourd et dense. Déjà qu’hier le sentier était difficile à trouver, il est dorénavant invisible. Une fois de plus Orux Maps m’aide à atteindre une altitude inférieure en toute sécurité puisque j’ai enregistré le parcours ascendant. L’option « itinéraire retour » m’averti de ma position t m’aide à retrouver mon chemin initial.

En dernier mais pas des moindre, ce qui me mit hors de danger est cette fameuse bouteille d’eau repérée et taguée la veille dans Orux Maps. Celle-ci se trouve toujours ici et bien que j’ai des difficultés pour m’hydrater, mon corps ne la rejette pas. J’ai de la nourriture, j’ai de l’eau et je transporte un abris. Si je me sens physiquement mal je peux me détendre, dormir, manger et voir mais ce n’est pas la bonne solution maintenant. Si je peux marcher autant rejoindre la civilisation pour me libérer de mes préoccupations. Une heure avant midi, je croise un groupe se rendant au El Misti. Je dis à leur guide que la glace me maintint hors de portée du cratère. Il se peut qu’il ait à considérer un autre passage s’il veut mener son groupe au sommet. Je ne lui suis rien au sujet de ma situation critique et combien je suis content de voir des êtres humains mais je me sens mieux à présent.  À exactement midi, je me trouve au début du sentier du El Misti. Cela me  2h45 depuis le cratère jusqu’ici lorsque le guide annonce 4h…jusqu’au campement. Ils doivent vraiment à jour leurs données bien que j’ai pris un bon raccourci. Cette fois je me force à manger les restes des mes déjeuner et dîner de la veille et oui, mon corps accepte la nourriture! Une fois terminé, je me lève et commence à marcher en mode automatique. Ma conscience ne contrôle plus du tout mon corps, celui-ci nous ramène indépendamment de ma volonté. Je vraiment impressionné par ce que je viens juste d’accomplir et comment mon corps d’abord en difficulté est revenu à un niveau athlétique. Je raconte mes dangereuses aventures aux Péruviennes et me promets une chose: Je ne repartirai plus jamais seul dans un environnement inconnu.

Le retour à Arequipa est plus facile cette fois et en moins de 30minutes, une famille adorable me prend en auto-stop. Ensuite, je monte dans le bon bus pour n’avoir que 40m à marcher jusqu’à la dourche chaude!

Je le répète une fois de plus:

Je ne repartirai plus jamais seul dans un environnement inconnu.

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